La récup' : une question de mode? Un truc à bobos? Carrément inutile?

D'aucuns décrient cette conception écologique des objets... D'autres approuvent et applausent (récup' vocab') ! Mais d'un bord ou de l'autre, regardons ce qu'il s'y passe, ce qu'il s'y trame...


Un concept usagé, usé, has been !

J'aime l'expression "has been" qui elle même est quelque peu dépassée si l'on préfère se référer aux modes plutôt qu'aux sens des idées, indémodables !


Mais pourquoi se poser la question de la mode dans le cadre de la récup'?

Sans doute parce qu'elle a traversé les couches sociales et qu'elle a conquis des consommateurs de tous poils, et notamment de ceux qui jettent leurs piles et leurs détergents avec leurs pelures de légumes, mais qui ont un canapé en "palettes de récup'" (pas du tout abîmées par ce qu'elles n'ont, par ailleurs, pas du tout transporté). Les bobos... Soupçonnés de ne pas être sincères dans leur démarche, mais d'adopter une attitude snob d'écolo branché !


C'est là qu'une certaine question sociale, une lutte de classe enterrée dans les profondeurs de notre inconscient collectif, resurgit pour nous tirer de nos expectatives réflexions !


La faute aux chinois !

Cette lutte de classe prenant place dans nos salons serait peut-être aussi une lutte intercontinentale : la haine du "made in China"... Auquel nos portefeuilles de prolos se sont accoutumés sans vergogne, acceptant de financer la délocalisation de nos entreprises nationales et manufactures du 19ème siècle vers les ateliers crasseux de l'inhumaine traite asiatique. Ainsi, le prolo ne sait-il pas qu'il se met lui-même au chômage ?


A moins que ce soit une suite logique d'événements nous conduisant par un étonnant détour, vers une économie plus humaine, locale, artisanale...


Aurons-nous bientôt touché le fond de la qualité-crasse à obsolescence programmée ?


Après avoir touché le fond...

Beaucoup de prises de consciences écologiques ont eu lieu après avoir dilapidé les ressources. Les amérindiens sont devenus respectueux de leur milieu, ont honoré les âmes des animaux et de la nature après avoir massacré inconsidérément les bisons des plaines... Des récits décrivent la souffrance des bébés mourant de faim aux seins taris de leurs mères affamées... Les vieillards broutant l'herbe... Les images sont crues et dures, mais universelles.

Il en est allé de même pour les aborigènes... Et pour bien d'autres cultures connues aujourd'hui pour leur grande écologie.


Retenons-en ceci : le cycle va de l'équilibre à la destruction du milieu jusqu'à l'effondrement permettant la prise de conscience aboutissant à la correction du déséquilibre par la sacralisation de la nature. Ce n'est jamais qu'un schéma d'homéostasie comparable à celui de tout organisme vivant : équilibre ; perturbation du milieu ; déséquilibre ; correction ; et à nouveau équilibre ... Et on refait la boucle !

Rappelons-nous que "rien n'est permanent sauf le changement" (Héraclite d'Ephèse) !


Et la récup' dans tout ça?

Il s'agit bien entendu d'un mode de fabrication... Mais pas si si récent : la pizza était, à l'origine, un moyen de récup' maison ! Nos grands-mères étaient des pros de la récup' alimentaire, ce qui a nourri nos cultures !


Plus qu'un concept esthétique, et plus qu'un concept d'économie de bouts de chandelles, c'est un modèle économique intéressant si l'on songe à la masse de production globale à l'échelle planétaire : vêtements, produits toxiques et polluants, objets en plastique... Tous ces produits sont composés de molécules, certaines naturelles, d'autres synthétisées... Leurs associations sont à l'origine de nouveaux composés inexistants à l'état naturel. En se décomposant, pour ceux qui sont décomposables, ils libèrent des substances toxiques dans ce que nous consommerons plus tard (eau des nappes phréatiques, rivières, végétaux, animaux...). Il s'agit donc d'une catastrophe pour l'humanité, et donc pour nous et notre descendance !

La récup' permet de limiter légèrement les déchets, et en tout cas de ne pas acheter neuves, des choses parfaitement adaptées alors qu'elles sont de deuxième utilisation.


La récup' n'est pas LA solution. Personne ne le prétend... On sauve les meubles? Peut-être... Provisoirement, car c'est l'économie planétaire qui doit changer impérativement, à moins de devenir nous-même la nourriture des rats et des insectes qui nous survivront !


Mais alors, c'est juste pour se donner bonne conscience ?!

Quand bien même? La conscience est extrêmement précieuse... Le sentiment d'être juste, de faire sa part pour quelque chose de plus global que sa propre personne... Ce sentiment a-t-il moins d'importance et de grandeur que les sentiments de défaite, d'impuissance et que le cynisme ?

Cependant, si certaines personnes renoncent à des parts de leur confort, mettent de l'énergie, même dérisoire, parce qu'à leur échelle, ce n'est certainement pas seulement pour préserver leur bonne conscience... C'est peut-être pour une autre chose tellement plus mobilisante : l'ESPOIR !


Qu'en pensez-vous ? Utopie ? Doux rêveurs ? Ou ont-ils cette force extraordinaire que l'espoir fait jaillir dans les cœurs taris par l'incertitude de l'avenir ?


Les forces conjointes de l'évolution

Rappelons-nous maintenant de quelle façon l'histoire avance : les grands mouvements de changement et d'évolution passent nécessairement par une étape d'innovation, ou des individus isolés essayent, réfléchissent, solutionnent, cherchent, modifient leur propre conscience. Le changement a besoin de la puissance de la masse des individus, de notre force à tous, en tant que conscience collective et volontaire, et il a besoin également de la force des quelques premiers conscients, puis des autres, rejoints à leur tour par d'autres encore pour en arriver là où nous pourrions aller demain !


Pour chacun, il est désormais question de choix, non plus motivés par la culpabilité ou la gratification mais par le renoncement ou l'espoir.

A nous de choisir !

Librement vôtre.

Marie

#Récup #écologie #évolution #transition #économie

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