L'amitié aujourd'hui, c'est quoi? L'amour et l'amitié, qui rendent heureux...

 

L'amitié, multifacettes, multidimentionnelle, une relation pas comme les autres!

 

Étonnante amitié... Entre amour, désir de fusion quelques fois, authenticité, complicité, loyauté, simplicité, plaisirs communs... C'est un mode relationnel d'amour, sans la pression du quotidien, bien que les cohabitations existent, sans le partage sexuel et sensuel (mais ce n'est pas un critère fixe : certains couples n'ont pas de sexualité commune, et certains amis vivent une sexualité...), sans la solidarité exigée par l'engagement marital, mais là encore, ce n'est plus systématique... Les repères sont brouillés!

 

 

Une relation différente de la relation amoureuse... 

 

La déconstruction de la famille a arraché le caractère permanent, engagé pour la vie, à la relation amoureuse. Mais elle pourrait bien avoir modifié tous les repères, ayant pour conséquence un flou absolu sur ce qu'est aujourd'hui l'amitié... 

 

La relation amoureuse aujourd'hui est devenue moins cadenassée par des normes et attentes sociales, on peut être en couple pour de multiples raisons : l'argent, la famille, la sociabilisation, la position sociale, le désir de partager quelque chose d'exclusif, la sécurité affective, des valeurs communes, des intérêts communs, le désir sexuel, le désir de posséder l'autre, le don de soi, la solidarité...

Chaque modèle existe et plusieurs peuvent coexister dans un même couple... Chaque couple étant un modèle en soi, avec des modalités qui lui sont propres : habiter ensemble ou séparément, avoir des enfants ou non, ou être en famille recomposée, se mettre en couple dès le lycée, ou après 50 ans, avoir eu un coup de foudre ou juste cohabiter sans amour, partager une vie sexuelle riche ou pauvre, ou asexuée ou multipartenaires, faire comptes séparés ou commun, établir un contrat de mariage ou être en communauté des biens... Toutes ces modalités dénotent de choix et de valeurs bien souvent inconscientes et tacites!

 

Il en va de même pour les amitiés, qui, sur base de valeurs, et de choix, se construisent sur toutes les modalités possibles et imaginables! Depuis la relation fusionnelle des amies qui s'appellent plusieurs fois par jour, supplantant parfois leurs couples, à l'amitié loyale et discrète où les amis se voient très rarement. 

 

 

Difficile de bien discerner amitié et amour finalement, des caractéristiques communes jaillissent... La distinction se marque, finalement, selon le ressenti de chacun! Ainsi, l'amitié serait-elle un concept en évolution permanente, un contrat tacite entre deux personnes, qui se renouvelle au fil des échanges, des aléas de la vie...

 

 

Prendre conscience des valeurs qui nous habitent

 

Les valeurs et choix tacites et inconscients peuvent être ceux-ci, je vous invite à en prendre conscience car ce sont eux qui établissent les modèles relationnels... Il me semble important de se remettre au clair avec ces valeurs que nous portons sans nécessairement le savoir, et de prendre conscience de ce que l'on désire recevoir de la relation, et ce que l'on est prêt/capable de donner à l'autre (il y a toujours échange : don/contre don).

 

- Solidarité

- Indépendance (comment, à quel point, quelles modalités? est-ce que cela peut aller à l'encontre de l'engagement?)

- Fusion, passion (pour l'autre ou désir que l'autre se passionne pour soi)

- Acceptation inconditionnelle

- Ecoute, compréhension

- Respect (de quoi? et comment?)

- Don de soi, générosité

- Partage : intérêts, passions, plaisirs, joies, fêtes

- Loyauté, engagement (comment, à quel point?)

- Désir sexuel

- Evolution personnelle

- Dépassement de soi

- Modèle familial auquel on souhaite correspondre (lequel?)

- ...

 

 

Société de consommation, difficulté de s'attacher et dépendance affective

 

Notre société se caractérise notamment par le rôle que nous y prenons ou que nous pensons nous être assigné : spectateur/consommateur/passif/dépendant ou acteur/créateur/actant/libre.

Ces rôles, nous pouvons les choisir si l'on en prend conscience, mais bien souvent, nous nous laissons couler dans notre vie et en oublions nos choix, et que le non-choix est également un choix. 

Le fait que massivement, nous ayons un rôle tendant vers le spectateur/consommateur/passif/dépendant nous met dans une position relationnelle de dépendance à l'autre. Nous attendons de la relation, de l'autre, qu'il comble nos vides, nos manques, nos besoins. Ainsi, nous consommons l'autre au gré de nos besoins, envies, fluctuant au gré des jours. 

Ce n'est pas grave, le tout est d'en prendre conscience afin de poser ensuite des choix en conscience...

 

Le processus concerné est celui-ci : 

Je suis en émotionnalité fragile, je suis triste, une part de moi est abîmée, je ressens le besoin de quitter cet état (attention : souvent, on est tellement habitué à ce processus qu'on ne se rend plus compte de l'existence de cette émotion!). Je vais chercher à satisfaire un plaisir afin de faire remonter une émotion plus agréable. Ce plaisir, quel qu'il soit (sexe, achat, nourriture, relation, alcool, jeu, dispute...) va me donner l'illusion de joie, et surtout va faire taire le besoin réel qui est d'écouter l'émotion désagréable déclencheuse. En réalité cette émotion désagréable est toujours là, et repointe son nez dès que le plaisir est redescendu. Conduisant à chercher une autre source de plaisir, et ainsi de suite.

Il s'agit d'un horrible cercle vicieux menant dans bien des cas à des états dépressifs plus ou moins graves, car à force de chercher le plaisir, et de faire diversion, on oublie de construire ce qui nous rend réellement heureux, ce qui nous épanouit, ce qui nous transcende : spiritualité, lecture, passions, créativité, promenades, connexion à la nature, ouverture à l'autre, écoute de soi...

 

Relationnellement, nous pouvons entrer dans ce type de processus également. En collectionnant des "amis" qui ne nous font pas du bien profondément, mais qui permettent de prendre des plaisirs immédiats (je pense, par exemple, aux amis passant leur temps à critiquer les autres, cela procure un plaisir, une satisfaction, qui ne construira rien, aucun sentiment positif à long terme...). En couple, c'est le cas, par exemple, si l'on est dans une relation provoquant une série de stimuli, d'excitations, de colères, de tristesses, de reproches...

Le fait d'avoir peur d'être avec soi-même entraîne également un besoin de surstimulations, un besoin de faire diversion de sa solitude, et des émotions qui nous traversent lorsque l'on est face à soi...

 

Je vous invite ici à bien considérer ce qui vous fait profondément du bien ou non, et je vous encourage à cultiver vos amitiés qui enrichissent des parts de vous, qui construisent, qui nourrissent positivement votre intériorité émotionnelle et affective...

 

 

Miroir miroir...

 

Autre grand intérêt d'analyser ses relations : cela nous montre qui l'on est!

Il est courant d'entendre que tout ce qui nous agace chez l'autre est une part de soi-même que l'on perçoit en lui... Je ne suis pas totalement d'accord avec cette affirmation, elle demande des nuances. Ceci dit, nous pouvons reconnaître en l'autre énormément de caractéristiques de soi-même. Le tout est de regarder correctement, et d'écouter ce qui entre en résonance, ce qui nous plaît, ce sont souvent des valeurs communes, des qualités que l'on a ou que l'on souhaiterait développer en soi-même... Ce qui nous dérange en l'autre peut être lié à des défauts que l'on a en soi, que l'on voudrait ne pas voir, que l'on n'accepte pas, ou des peurs également, des choses qui renvoient à une blessure. 

 

C'est formidable de pouvoir recevoir des retours sur ce que l'on est, et chaque relation affective offre son propre reflet de ce que l'on est. Ainsi, pouvons-nous choisir nos types de relations en fonction de ce que l'on reçoit comme image de soi. Je pense qu'une relation dans laquelle nous ne recevons que des images négatives de soi est néfaste, profondément. Lorsque c'est le cas, il est important de regarder en soi à quoi cela répond : est-ce une croyance que j'entretiens suite à une blessure de mon enfance? Dans ce cas, je rejoue cette situation blessante de mon enfance, dans l'espoir peut-être que cette personne du passé qui ne m'a pas aimée ou acceptée m'aime enfin? C'est une autre conscientisation qui permet de regarder en soi, et de panser ses plaies... 

 

 

Se reconnecter à ce que l'on désire réellement

 

Tout ceci est une invitation à vous reconnecter à vous-même, profondément, à vos désirs, valeurs, besoins... De prêter une oreille attentive et accueillante à vos blessures qui conditionnent vos relations, car au final, plus que tout, vos amitiés et amours vous permettent de vous connaître profondément, de vous construire, de vous enrichir et vous nourrir... 

 

 

 

Si vous avez besoin ou que vous désirez être accompagné-e sur le chemin de conscience de vous-même, contactez-moi : info@corps-et-arts.net

 

Magnifique chemin à vous!

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