Qu'est-ce que le bien et le mal?

 

Nous pouvons être confrontés à de nombreuses violences humaines, dans notre entourage, notre environnement proche ou lointain. Et l'aspect arbitraire ou raisonné de ces violences va porter du sens. Les violences nous renvoient à nous-même, à notre vulnérabilité, à notre potentialité d'être victime, mais aussi au potentiel de devenir bourreau. Un potentiel que nous avons tous. Cependant, notre capacité de choix, nos croyances, nos valeurs, notre sensibilité plus ou moins importante, tout ceci nous mène à éviter certains comportements que nous jugeons mauvais, voir à les proscrire totalement. Cela nous conduit inévitablement à nous questionner sur l'autre, le bourreau, celui qui a commis l'acte qui était proscrit, à le juger et à mettre une série de mécanismes en marche afin de s'en protéger!

Le jugement de cet autre, ce bourreau, fait partie des mécanismes de mise à distance.

Mais aussi le fait de pouvoir identifier ce qui est reconnu par une communauté comme "mauvais" ou punissable. Et le cas échéant, de mettre en branle l'appareil judiciaire afin d'obtenir "réparation".

 

L'aspect relatif du bien et du mal : les niveaux sociologique et historique

 

Toute communauté, dans sa construction, dans sa conception d'elle-même, aura préétabli différents comportements répréhensibles, quelques fois, cela se fait de façon tacite et en référence à d'autres référents moraux :

 

- Les grands Tabous sont un premier niveau d'interdits, le plus universel. Par exemple : L'inceste fait partie des grands Tabous. Il est interdit presque par nature, quasiment universellement. Ainsi, dans un groupe, il n'est pas besoin de préciser que c'est moralement inacceptable, c'est un interdit tacite, appuyé par les lois.

- Le second grand niveau d'interdits est la culture religieuse et/ou philosophique d'une communauté. Certaines cultures remontent à des milliers d'années, et d'autres plus récentes (l’athéisme par exemple, ou la Laïcité plus largement) y plongent leurs racines via des évolutions et circonvolutions diverses et créent, par ailleurs, de nouvelles normes et valeurs. Ainsi, le racisme est-il devenu une attitude, un concept tabouisé actuellement dans certains milieux sociaux, alors que dans d'autres milieux, c'est un mode de vie à part entière, totalement intégré et accepté. Ainsi, selon le milieu social, sa culture et ses propres normes, le bien et le mal peuvent différer du tout au tout!

Un autre exemple est la relation à l'argent des catholiques : l'argent était considéré comme impur et il leur était interdit de gagner de l'argent sur base de l'argent, tâche sale qui a été confiée aux juifs... Aujourd'hui, l'argent a une seule religion : le capitalisme, et les catholiques sont libres de jouir de l'argent, et d'en disposer comme bon leur semble.

- Les lois, le système judiciaire sont également des interdits communément admis, et elles se posent comme absolues. Nul n'étant censé les ignorer, elles sont la référence commune à chaque nation, et groupe de nations. Ceci dit, certaines législations sont-elles déniées subtilement afin de répondre à l'économie. Je pense au devoir de prendre les armes contre nos gouvernements s'ils prennent des décisions contre leurs peuples! Nos gouvernements courbant l'échine devant l'économie afin de lui offrir un marchepied, et nous, qui acceptons ce joug afin de pouvoir surtout continuer de consommer. 

 

Bien et mal sont donc très relatifs aux niveaux sociologique et historique. 

Mais ça l'est également à un niveau purement individuel! 

 

L'aspect relatif du bien et du mal : le niveau individuel

 

Il est parfois difficile de l'admettre, mais clairement, les circonstances, l'humeur, le vécu, vont considérablement influencer le jugement moral. Nos lignes de conduite virent de bord à certaines étapes de notre vie, l'adolescence, la crise de la quarantaine, la "sénilité" sont des périodes de vie où les référents, notamment moraux, sont en pleine transfiguration, voire en pleine défiguration ! 

 

Nous avons de plus, une image de nous assez éloignée de ce que l'on est réellement. Vous êtes vous déjà surpris à émettre des propos ou à agir totalement à l'opposé de ce que vous pensiez être vos valeurs? Si ce n'est pas le cas, vous manquez peut-être d'introspection ou d'honnêteté vis-à-vis de vous-même, à moins que vous soyez un éveillé... Nous avons tous un décalage entre nos valeurs et nos actions. Entre notre moi réel, notre moi imaginé et notre moi idéal, il y a des fossés !

 

On le voit, les valeurs morales sont toutes relatives... Il est d'autant plus important de se comprendre afin de se donner une possibilité d'émancipation et de choix sur ses valeurs morales.

 

La nécessité de connaître ses propres référents culturels, et ses conceptions philosophico-conceptuelles!

 

Nous avons des choix de conceptions, diverses... Nous avons la possibilité de chercher dans les sciences physiques, médicales, chimiques, biologiques... Dans les philosophies, qu'elles soient gréco-romaine, arabe, occidentale, des Lumières, etc... Dans les religions, les cultures, les systèmes politico-économiques, les outils de développement personnel, la sociologie, la psychologie, la psychanalyse, et même la science fiction... TOUT est à disposition, et nous avons l'embarras du choix pour reconstituer nos propres modèles de pensées. Peut-être que c'est précisément embarrassant pour certains. Car si le choix est libérateur, l'embarras nous plonge quelques fois dans notre propre vide intérieur.

 

Peut-on se débarrasser de toute morale?

 

Au-delà du fait que ça demanderait une étude prolongée de tous nos référents culturels, afin d'en prendre conscience et de s'en départir, aucune collectivité d'humains ne peut fonctionner sans définitions de ce qui est accepté ou non dans le groupe. Et si tel était le cas, il y a fort à parier qu'après peu de temps, il ne resterait pas grand monde! De même, un individu qui déciderait seul de s'émanciper de la morale collective aurait tôt fait d'être sanctionné par cette même collectivité. En effet, bien et mal balisent les droits et devoirs de chacun, et permet le respect de ces droits individuels que sont l'intégrité physique, psychologique, matérielle, etc. Ceci dit, comme ces morales sont relatives, elles sont en constante évolution. 

Actuellement, les grands tabous sont dans un glissement, au profit de valeurs morales inhérentes au capitalisme, prônant la liberté à l'extrême. Ainsi, nous pouvons observer que sont remis en question les tabous du viol et de l'abus sur enfant dans certains milieux privilégiés (tourisme sexuel). Cela va à l'encontre du respect de l'intégrité physique de chacun. Ainsi, semble-t-il, les valeurs capitalistes permettraient de supplanter l'intégrité physique liée à l'enfance par la recherche de pouvoir, et légitimés par le pouvoir et l'argent de certains. Ce n'est donc pas le fait d'une suppression de morale, mais d'un glissement ou d'un remplacement (contrairement à l'impression que ça peut donner). 
C'est précisément pour cette raison qu'il est important d'avoir une conscience claire de ses valeurs morales, car elles apparaissent en tout acte, même mes plus "amoraux"! Et lorsque nous ne nous actualisons pas face à nos valeurs, elles peuvent glisser sans que l'on s'en aperçoive, guidées par l'idéologie dominante et les médias qui en servent la cause. 

 

Les valeurs morales, variables et changeantes, selon l'angle de vue


Par exemple, nombreux sont ceux qui jugent amoral de "profiter du chômage". C'est effectivement considéré comme une forme de vol, d'usurpation pour ceux-là, et en ce sens, c'est mal, car nous nous accordons à penser que le vol est mal.

Selon l'angle sous lequel nous portons notre jugement, nous pouvons avoir diverses réactions et jugements.

Si nous regardons sous un autre angle : cette personne a des qualifications universitaires, elle a eut le mérite de passer 5 ans aux études, et aujourd'hui elle ne trouve pas d'emploi. Alors, notre jugement pourrait être : c'est injuste, les patrons ne lui offrent pas la chance de valoriser ses compétences. Ainsi, émettons-nous un jugement moral sur le mérite.

Un autre angle encore : cette personne, après ses études, s'est rendu compte de l'aberration du système basé sur le travail, de l'échange monétaire, elle a donc décidé de résister en ne travaillant pas : ici, plusieurs jugements moraux sont possibles selon les idéaux politiques mais le plus courant sera "quel utopiste, il ne vit vraiment pas dans la réalité", car le modèle moral est que la réalité nécessite que l'on travaille pour manger.

Encore un point de vue différent : cette personne est arrivée à la conclusion que l'oisiveté est bénéfique à l'humain. Le jugement moral sera alors basé sur la fainéantise et le non mérite de vivre lorsque l'on est pas foutu de bosser! 

Dernier angle : cette personne s'est en réalité formée en Europe avant de retourner en Amazonie, vivre de chasse, de pêche et de cueillette, comme elle l'avait toujours fait, ainsi que ses ancêtres.

 

A la même situation, nous pouvons avoir de nombreux jugements, et chacun se tient dans l'angle que l'on a pour analyser la situation. Nous devons en permanence avoir conscience que nos jugements moraux sont liés à une culture, en un moment donné, et reposent sur des interprétations. C'est grâce à ce recul et à cette conscience de nous-même que nous pouvons mieux nous positionner, avec plus de justesse, et de façon plus souple et dynamique sur ce qui nous entoure. 

 

Se remettre au clair avec ses propres valeurs permet de cibler mieux ses propres comportements afin d'être en adéquation avec soi-même. 

 

 

Si vous avez le désir de cheminer vers plus de cohérence avec vous-même, n'hésitez pas à vous faire accompagner par un coach ou un thérapeute. Pour ma part, je vous accompagne à distance, sur plus de conscience de vous-même : info@corps-et-arts.net

 

Excellent chemin de conscience à vous!

Share on Facebook
Please reload

Please reload

Posts Récents

La sophrologie, qu'est-ce donc?

03/10/2019

1/3
Please reload

Posts à l'affiche
Retrouvez-moi
Rechercher par Tags
Please reload

Archives
  • Facebook Basic Square

Corps et  Arts

Au Cœur  de l'Âme

Compte IBAN : BE75 3631 8074 1251

BIC : BBRUBEBB

N° Entreprise : 0711.897.450

TVA : BE0.711.897.450

Marie CHRISTELBACH

Rue François, 7

1490 Court-Saint-Etienne

Belgique

Tous droits réservés 
Corps et Arts 2018
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now